À deux pas de la Civette du
Palais Royal et de la Comédie Française, assis à la terrasse du café “Le Nemours”
pour déguster un puro cubain, j'ai
"croqué" un homme attablé qui se distrayait en regardant les courtes jupes des parisiennes virevolter au gré du vent, indifférent à la “Lettre Ouverte à Un Jeune Homme” d'André Maurois qu'il tenait entre ses mains... Chemise button-down à carreaux vichy,
sous une veste sport en tweed sergé à chevrons (Herringbone) beige foncée, pochette en soie bleu lapis-lazulis à
pois blanc...
C’est en remontant la rue
Tronchet pour me rendre à la Madeleine que j’ai croisé Antoine, alors en pause
déjeuner. Antiquaire de trente trois ans, des cheveux grisonnants qui ne reflètent pas
son âge mais qui selon lui « font des ravages » auprès du
sexe opposé. En ce début d’après-midi nuageux
mais aux températures encore agréable, il porte un costume en gabardine de
coton bleu marine sur une chemise à
motifs vichy. Il a agrémenté sa tenue d’une cravate huit plis bordeaux et un
mouchoir en lin blanc en guise de pochette. Il porte des chukka boot en veau velours...
Il y a quelques semaines, entre deux jours de pluie, nous avons eu la chance de bénéficier d’un peu de chaleur et d’un l’ensoleillement très respectable pour un mois de février. Profitant de cette météo clémente, je me suis arrêté dans le très raffiné flagship du couturier Ralph Lauren afin de profiter de la cour arborée du Ralph’s… Ainsi donc, je vous propose une tenue demi-saison composée d’une veste en denim à deux boutons agrémentée d’une pochette en coton à motifs Paisley vert, bleu et blanc. Sous la veste, une chemise double retors faite main à motifs Princes de Galles rouge pâle, col et poignets Napolitain. Une ceinture à double boucles en coton marine soutient un pantalon "chino" en coton vert. En plein été, j’éviterais de mettre des mi-bas avec des buck en veau velours, bleu pour l’occasion, mais en cette période, je trouve seyant de m'en couvrir les chevilles.
… En cette période de l’année ou la température est encore très fraiche au lever du soleil, je descends les quais de Seine en direction du Musé d’Orsay comme je m’efforce de le faire tous les matins, lorsque je suis en week-end. Ce n’est pas une question d’hygiène et il n’est pas question pour moi de participer à cet élan sportif qui rassemble nombre de parisiens des deux rives, soufflants, crachant comme d’antiques locomotives à vapeur. Non, mon plaisir est tout autre. Je flâne le long des berges alors que les premiers rayons de soleil illuminent les façades des immeubles. Bien au chaud, je porte un pull col roulé en cachemire 16 fils Loro Piana sous un manteau droit en lambswool cachemire à motifs chevrons. Cette interprétation du manteau de type Ulster est agrémenté dans le dos d’une martingale boutonnée et de parementures aux poignets. Pour me prémunir contre le vent et éviter de déformer les grandes poches plaquées de ce pardessus, j’ai glissé mes mains à l’intérieur de gants brun en pécari et protégé ma tête avec une casquette huit côtes en tweed. J’ai mis un pantalon de flanelle à revers certainement trop courts pour les quelques marcheurs qui écarquillent les yeux quand ils me croisent. J’assume ! Le gris de mon pantalon contraste avec la teinte plutôt sombre de ma tenue mais le chocolat de mes Chukka en veau velours rétablit l’harmonie.
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