J’observe les hommes autour de moi et constate : seuls deux
« cravatés » : un jeune homme blond assez bon chic bon genre et
un autre, grand black, en costume. Deux cravates pour une seule couleur : bleu
uni.
Ca grouille, ça court partout, ça se remet encore du weekend pour
certains. Dans ce dédale d’allées et venues, des femmes plus ou moins bien
habillées et des hommes en costumes. Des costumes très orphelins de cravates. Et
là je me demande ce qu’on a bien pu reprocher à cet accessoire pour l’éliminer
si radicalement de l’uniforme « corporate ». Car de nos jours, même au bureau,
on admet ne pas être obligé d'en mettre. Curieux non ?
S’en suit dans ma tête un exercice imaginaire de questions / réponses pour tenter de répondre aux objections possibles des hommes ayant rangé cet « attribut » si masculin, au fin fond de leur placard.
OBJECTION NUMERO 1 : LA CRAVATE ÇA SERRE…
Ok, peut-être. Je n’en sais rien, je n’en ai jamais portée (enfin si, une fois, mais ça c’est une autre histoire). Mais bon, les collants ça serre la taille aussi, ce qui n’empêche pas les femmes d’en porter. L’inconfort n’est pas une raison valable. Par conséquent : objection rejetée.
OBJECTION NUMERO 2 : LES NŒUDS DE CRAVATE, C’EST COMPLIQUE A FAIRE !
On aborde ici la partie technique de la cravate. Je conviens tout à fait qu’un « accessoire » aussi simple en apparence, puisse être une source d’angoisse pour certains : d’abord sur le choix même de la cravate, la couleur, les motifs, les différentes tailles, longueur et largeur ; ensuite sur la manière dont on la porte : col ouvert pour se donner un air cool ou col fermé ; enfin bien sûr le nœud lui-même, étroitement lié à la taille de la cravate.
Néanmoins, les vidéos sur Youtube ne manquent pas pour vous apprendre à faire un nœud de cravate, et vous avez forcément dans votre entourage un expert qui sera ravi de vous conseiller, voire de vous faire le nœud (qui ne sera plus jamais défait ensuite, ça va on connaît le truc). Par conséquent : objection partiellement retenue.
OBJECTION NUMERO 3 : LA CRAVATE C’EST « HAS BEEN »
Ne pas croire ça ! La cravate fine et longue, de préférence noire et portée façon « Dandy Adrian Brody » a envahi les magazines et les pubs (The Kooples, Lanvin, etc). De plus, si la cravate n’était réservée qu’aux événements (mariage, Noël et j’en passe), les créateurs auraient arrêté d’en fabriquer. Objection rejetée.
OBJECTION
NUMERO 4 : LA CRAVATE ÇA TOMBE TOUJOURS DANS L’ASSIETTE DE LA CANTINE
Voilà donc qui expliquerai pourquoi celle-ci à déserté les bureaux… Alors sachez que si votre cravate a un peu trop tendance à fréquenter votre steak frites, c’est parce que vous ne savez pas manger proprement. Auquel cas, ne mangez plus à la cantine ; mangez debout, ça devrait résoudre le problème. Evidemment objection rejetée.
Toutes ces mauvaises excuses mises à part, je veux bien admettre que la cravate peut s’avérer être un sujet complexe. Il sera toute de même peut-être intéressant de savoir, Messieurs, qu’outre le fait d’ajouter une touche d’originalité à votre tenue, la cravate véhicule une certaine image dans l’inconscient féminin. Sans entrer dans le cliché, il faut reconnaître qu’elle symbolise une certaine « masculinilité » assumée, donc forcément attirante. Un homme qui porte bien la cravate dégage quelque chose de spécial. Il se distingue, non seulement par le fait qu’il la porte, mais aussi parce qu’il envoie un message de virilité : je suis un homme fort !
Et puis il faut l’avouer, quelle femme n’a pas déjà rêvé d’attirer son homme en le tirant par la cravate pour l’embrasser ?!!
